BaByCoKe?

Extra avertie... Footeuse... Oui! Mais pas de merde... Allumeuse pour certaines... Associale pour d'autre... Pointilliste, pointilleuse, pointue... Autiste dans ma bulle... Qu'importe! Moi ça me va bien...

Mais c'est qui c'te pétasse?

Mood...


En manque...

J'aime pas...

  • Le Vol de Nuit... Nan... J'l'aime pas...
  • Prendre des vents... Sauf de face...
  • Quand ça tourne... Ça me file la gerbe...
  • Les footeuses... De merde cela va de soi...
  • Perdre mon temps... Mais j'aime le prendre...
  • Courir après le vent...
  • Courir après le temps...
  • Courir après les gens...
  • Courir tout court...

Derniers Tags...

Solidarité féminine...

Ouais... Ça existe encore...

Mardi 23 septembre 2008
J'me dis qu'un de ces 4... Ou 5...
J'me dis qu'un jour... Ou p'têt bien qu'une nuit...
P'têt bien qu'un matin, tu viendras partager ton café... Ou des oeufs brouillés...
P'têt bien qu'un soir t'auras envie d'écrire... Et que tu viendras le faire sur mon écran...
J'espére... Je désespére...
J'ai envie de t'appeler... Mai je ne fais que t'écrire...
J't'envoie des mots... Que tu ne peux pas lire...
J'me dis que ça me manque... J'me demande pourquoi tu me manques...
J'me concentre... J'te télépathe...
T'es pas là... T'es toujours pas là... T'es jamais là...
J'me dis que c'est trop con...
J'me dis ça... Ouais...
J'te dis ça...
Par BaByCoKe
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Dimanche 21 septembre 2008
Les chiottes du Club... Cette nuit... Environ 4 heures du mat'...


Je me suis dirigée vers les lavabos.
Jenny m'a foutu du gel spécial "pour que ça glisse" plein les mains.

- Tu te ferras plus baiser à sec comme ça!

Ça nous a fait rire. Par contre ce truc, c'est pas humain. Dur à faire partir.

Je ne l'ai pas remarqué de suite. J'ai juste sentie son regard. Elle m'a sourit. Je lui ai dis bonjour.
Commerciale, accessible. Ça fait parti du (sale) boulot de saluer les gens.
Elle a croisé les bras et à continué à me regarder de la tête aux pieds, un mini sourire scotché aux lèvres, appuyée contre les lavabos.

- Euh... Tu me gênes là, à me mater comme ça... On se connaît?

Elle a juste haussé les épaules, et un sourcil.

- C'est une devinette c'est ça? Je suis censée me rappeler? Alors attends...

Elle s'est mise face à moi, m'a regardé droit dans les yeux. Je ne les ai pas baissé.

- Je réfléchis... Ça peut prendre un moment chez moi la réflexion... Je suis mononeurone. T'es pas pressée j'espère...

Elle a fait un pas...
Elle s'est rapprochée dangereusement...

- Ouais euh... Enfin non, je vois pas... Je donne ma langue au chat...

Elle m'a embrassée. Je me suis laissée faire.
Elle m'a caressée la joue du dos de la main, m'a encore sourit.
Je l'ai regardé attentivement. J'ai fouillé dans ma mémoire...
Une brune...
Des yeux verts qui ne me disent rien, où je ne lis rien...
Jeans, tee shirt, converses...
Banale...
Un piercing au nez, un autre au menton, encore un dans le cou...
Un tatouage qui dépasse sur son épaule. Un tribal me semble-t-il...
Elle m'a plaquée contre le mur...
Elle m'a encore embrassée...
Je me suis encore laissée faire...

Je me rappelle des baisers échangés. Ceux là ne m'en disaient pas plus...
Ils n'en disaient pas plus qu'elle. Il ne me racontaient pas d'histoire, ni de conte de fées...
Pas plus que ceux échangés dans la voiture, ni ceux de l'ascenseur, ni ceux collés devant la porte, ni ceux de l'entrée...
Ni les suivants...

J'ai pris une douche. Elle dormait allongée sur le ventre, nue sur le lit. J'ai regardé son tatouage. Un dragon qui lui prenait tout le dos et qui se perdait au creux de ses reins.
Rien...
J'ai enfilé mon treillis, ma veste à capuche. Je l'ai encore regardée.
Toujours rien...
J'ai roulé un bédo. Keudal'...
J'ai regardé son salon, sa déco épurée, le titre du livre posé sur le canapé... Aucun souvenir...
Je ne suis jamais venue ici...

J'ai attendu que l'ascenseur soit là pour claquer la porte. Il faut toujours claquer la porte quand l'issue de secours est dégagée. Jamais avant...
Pour éviter qu'elle ne me retienne même pour une nuit. Pour esquiver les explications superflus. Pour échapper aux longues discutions stériles. Pour fuir les adieux gênés...

J'ai regardé les noms sur les boites... Au fond qu'importe!

J'ai rejoins l'arrêt de bus. Je me suis assise sur le banc froid. J'ai mis mes écouteurs. J'ai collé ma tête contre la vitre.
" Night alone ".
C'est mon titre, et il collait parfaitement à cet instant...
Mission accomplie...

Par BaByCoKe
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Samedi 20 septembre 2008
Non tu sais pas...
Mais p'têt que tu le soupçonnes...
J'te parle...
Ouais...
J'te parle comme si tu étais là...
Comme si tu te tenais en face à face, en tête à tête avec moi...
Un peu génée...
J'te parle comme si...
J'te parle comme ça...
J'te parle mais je ne me réponds pas...
Non pas que je n'ai pas de répondant...
Non...
Mais parce que je sais que tu as horreur que l'on réponde à ta place...
Parce que je sais que que tu n'attends pas de réponse...
Pas une qui vienne de moi en tout cas...
Tant pis!
C'est bien aussi...
Par BaByCoKe
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Samedi 20 septembre 2008
Cette semaine...
J'ai perdu mes clefs...
J'ai perdu 2 kilos...
J'ai perdu une "réguliére"...
J'ai perdu au change...
J'ai perdu la face...
J'ai perdu mon temps...
J'ai perdu la partie...
J'ai perdu des tunes...
J'ai perdu mon estime...
J'ai perdu le fil...
J'ai perdu de vue...
J'ai perdu ma jeunesse...
J'ai perdu mon latin...
J'ai perdu connaissance...
J'ai perdu le Nord...
J'ai perdu la tête...
J'ai perdu les pédales...
J'ai perdu mes moyens...
J'ai perdu la raison...
J'ai perdu mon chemin...
J'ai perdu ma boussole...
J'ai perdu mon guide...
J'ai perdu ma gram's...
Alors...
Je me suis perdue...
Je me suis jetée à corps perdu...
J'ai courru à perdre haleine...
J'ai crié comme une perdue...
Mais j'ai perdu quand même...
Et bordel! J'aime pas perdre!
Par BaByCoKe
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Samedi 20 septembre 2008
Y'avait cette fille...
Je m'en souviens. Elle portait un bandanas...
Y'avait cette fille, beaucoup plus grande que moi, et plus maigre aussi...
Y'avait cette fille, elle est venue me parler le deuxième jour...
Y'avait cette fille, tu sais, la grande à qui personne n'ose causer...
Y'avait cette fille et son caractère de chiotte qui envoyait péter les p'tits. Les p'tits comme moi...
Pourtant, elle est venue me parler, à moi, le deuxième jour. Elle m'a dit:

- Ah... T'as la télé. C'est con. Quand ils mettent la télé c'est que tu restes longtemps.

Et moi, j'avais la télé, mes cheveux, et j'allais pas rester longtemps...
Ouais...
J'avais ce qu'elle n'avait pas.
On regardait ensemble cette fenêtre comme ouverte vers l'extérieur, comme une évasion, un échappatoire à l'ennui.
Dehors, nous, on avait pas droit d'y aller.
Trop de microbes, de germes, de bacilles, de bactéries, d'infections, de parasites.
Alors on avait pas droit. Défendu, banni, exclu, prohibé, interdit.
Alors forcément, on y allait...
On s'asseyait sur un banc, celui derrière les cuisines, bien à l'abri des regards.
On ne disait pas grand chose. On restait seulement là, je ne sais même pas pourquoi. Le besoin de décider d'être là, le ras le bol du "fait ci, fait pas ça", une envie de bol d'air....
Va savoir...
Je me rappelle que je voulais un bandanas. Je voulais être comme elle.
Ouais...
Ensuite, je me souviens, j'ai crié dans la nuit.
La lumière s'est allumée, et y'avait cette fille à côté.
Elle m'a dit :

- T'inquiète, ça repousse après.

Elle est venue avec moi dans la salle de bain.
Elle disait rien, mais je trouvais ses silences rassurants.
Elle m'a peignée.
Elle m'a donné son bandanas.

- T'inquiète, j'en ai un autre.

J'avais enfin un bandanas, j'étais comme elle.
T'inquiète...
Y'avait cette fille, et elle disait toujours "t'inquiète".
Rien de plus...
Et moi, ça me rassurait plus que toutes les autres paroles qu'on pouvait me dire, plus que les yeux brillants qu'on braquait sur moi, encore plus que les regards qui évitaient de rencontrer le mien.
Ouais...
Y'avait cette fille, et un jour, elle n'était plus là.
Je suis rentrée dans sa chambre, elle était partie.
J'ai pas demandé où.
J'ai pas cherché à savoir.
J'ai pas voulu savoir.
Je voulais pas.
Je préférais imaginer que ça repoussait pour elle.
Ouais...
Y'avait plus cette fille...
Je ne lui en ai pas voulu de ne pas m'avoir saluer, ni de m'avoir laissé.
Céline elle s'appelait.
C'est banal Céline, mais celle là ne l'était pas...
Par BaByCoKe
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Vendredi 19 septembre 2008
Y'avait une fille bien sur...

Alors j'ai eu envie d'écrire...
Ouais... Plein!
Parce que j'fais ce que je veux!
Parce que j'aime pas qu'on réponde à ma place...
Parce que j'aime pas les conseils, ni les régles, ni les horaires...
Parce que j'aime pas courir...
Parce que je ne veux plus courir...

Au commencement, y'avait une fille donc...
Y'avait une folie...
Non...
Plutôt une envie...
Comme une évidence...
Y'avait toi...
Par BaByCoKe
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