Bien sur...
Ce week-end, j'avais tout pour être heureuse.
Y'avait mes potes avec les mêmes délires que moi, des bons gros fous rire. De la zick à m'en faire péter les tympans et le coeur. De l'alcool et des filles qui coulent à flots. Des substances diverses et pas avariées, qui rendent beau le dehors, et cachent (un peu...) la misère du dedans.
Ce week-end, j'avais tout pour être heureuse.Je n'ai fait qu'essayer de l'être...
Parce que tout ça, c'est du flan, de la merde, de la poudre pas magique, ni très "perlimpinpin".
Je me suis retrouvée "vidée", poussée dehors par un grand black costaud. Il m'a claquée la porte au nez.
Je me suis retrouvée là, sous le crachat de la pluie, en tee shirt, les dents qui claquent. Je ne sais pas l'heure qu'il était (dans les 8 à 11 heures du mat' environ...???), mais il faisait déjà jour.
Je me suis assise par terre, misérable, avec la rage dans mes tripes, mes larmes au bord des yeux.
Je me suis rendue compte, épave sur mon trottoir, sur ce quai malfamé, au milieu de nul part, que je n'avais qu'une envie. Ouais. Je n'ai eu qu'une seule envie toute cette foutue soirée: que tu sois là, tes bras autour de moi, ton épaule réconfortante, ton sourire qui réchauffe, et tes baisers qui consolent...
J'ai pris mon téléphone, machinalement, je t'ai cherché dans mon répertoire. J'ai vu ton nom s'inscrire. Un sourire m'est venu de nul part, mon coeur s'est remis en marche...
Et puis bim!
Je me suis retrouvée "vidée"... Vide... Évidée...
Je n'ai plus le droit de t'appeler. Je n'ai plus le droit de vouloir partager quoi que ce soit avec toi....
Ouais. Partager. Même à 8 (9? 10? 11?) heures du mat t'appeler, pour te dire que j'aurais aimé que tu sois là. Te dire que ce resto/ce concert/cette soirée ou quoi que ce soit d'autre, c'est avec toi que j'aurais aimé le(s) partager. Te dire que je suis malheureuse ou heureuse, et que t'ai pas là, toujours pas là, plus jamais là. Te dire tout ça, parce que aussi ta voix me manque, parce que ton absence se fait trop lourde, parce que j'ai ce putain vide qui me monte et que je n'ai jamais su le gérer!
Oui, oui, mais en fait non. J'ai rangé mon téléphone dans ma poche, j'ai allumé une cigarette.
Oh! Bien sur! Je ne suis pas restée sur mon trottoir à regarder passer les camions poubelle... On est venu me chercher et je suis rentrer.
Bien sur que j'ai continué à festoyer, boire, danser, charmer, me repoudrer le nez! Bien sur qu'en rentrant chez moi à 18 heures (du matin...), j'ai pris une douche et je me suis endormie d'un seul coup sur le canapé.
Bien sur...
Car ce week-end, j'avais tout pour être heureuse, mais au fond, je n'ai fais que semblant de l'être...